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La meunière de Danjoutin (suite) : AD68 1C 5115

par R. Billerey

Suite de l'article : La meunière de Danjoutin.

Cette source, où les paroles des prévenus nous sont livrées avec, on peut le penser, peu de modifications sur le fond, nous offre une vision fidèle et rare sur la vie des populations rurales au XVIème siècle.
Sur le fond, cette affaire est assez sordide, comme la plupart des crimes actuels ou passés.


1. Interrogatoire des deux hommes à Montbéliard (transcription en allemand à Belfort)

[p. 1]

Uff Freitag den neün und zwentzigisten tag Le vendredi vingt-neuf
des monats Apprillis, Im Jahr thausendt fünff avril mille cinq cent soixante-neuf,
hundert sechtzig, und neün jahr, zu Mumpelgardt à Montbéliard,
seindt die nachvolgende gefangene, in unsers les prisonniers dont les noms suivent
gnedigisten herrn Graue Fridrichen gefenkhnis ont été placés en détention dans les prisons
gelegt worden, Die seindt ursachen halber de notre vénéré seigneur le Comte Frédéric,
uff edliche ardicel et pour ces raisons, ont été interrogés
befragt und verhort worden, haben daruff vor unβ et entendus sur plusieurs sujets ;
Carl Kremer obrist procurrator, und Johan et devant nous, Carl Kremer, procureur général
Wuellemenat greffier daselbst bÿ iren eÿden et Johan Wuellemenat, greffier audit lieu, en vertu
darumben sÿ uff des Euangelum geschworen, des serments qu’ils ont prêtés sur les Evangiles,
geandtwürt und gesagt wie hernach volgt. ils ont répondu et déclaré ce qui suit.


Der Erst Le premier


Herman wilandt meister Peter Seullardts by Herman, fils de feu maître Pierre Seullardt,
seinem leben ertzknappen wonhafft su Peruse de son vivant mineur, domicilié à Pérouse
Befforter herschafft son, ungeuorlich zwentzig jaht alt. en la seigneurie de Belfort, âgé d’environ vingt ans.
Befragt wo er sein wonung habe. Q. Où il habite.
Geandtwürt zu Damjustin bÿ dem müller genant R. À Danjoutin, chez le meunier nommé Jacob,
Jacob, wellicher die millin daselbest besitzt, unnd qui possède le moulin dudit lieu,
von Coulonge daher komen. et qui est de Lacollonge.
Befragt wie lang er by ime gewessen. Q. Combien de temps il a été chez lui.
Geandtwürt er hab ime in diser müllin unge- R. Il a servi dans ce moulin
uorlich anderhalb jahr gedient. pendant environ un an et demi.
Befragt ob sein meister ein weib hab. Q. Si son maître a une épouse.
 
[p. 2]

Geandtwurt Ja, er habe ein Jungefrauw, die nent R. Oui, il a une jeune femme, qui s’appelle
sich Ewatte, die ist von Granwiller komen, sagt sy Ewatte ; elle est de Grandvillars, et il déclare
seige ungeuorlich dreissig jahr alt, und seige unge- qu’elle a environ trente ans, et que cela fait environ
uorlich fünffzehen jahr das sein meister und quinze ans que son maître et elle
sÿ in die ehe zusamen komen. sont mariés.
Befragt uβ was ursachen er heüt alher komen. Q. Pour quelle raison il se trouve ici aujourd’hui.
Geandtwurt seines meisters frauw hab ine R. La femme de son maître l’a envoyé ici
dahin geschickt, und ime acht belappart geben et lui a donné huit blapparts, avec mission
das er ein tranckh bÿ dem Appoteckher kauffen d’acheter un breuvage chez l’apothicaire
soll, iren man zu vergeben, und zu seiner pour empoisonner son mari ; et à son retour,
heimkunfft, wolt er irs der frauwen gegeben il devait le donner à la femme,
haben, so hab doch seines meisters frouwen, wel- mais la femme de son maître ne lui a pas dit,
cher gestalt er den tranckh seinem meister geben à lui Herman, pour quelle raison
wolt, ime Herman nicht angezeigt. il devait donner le breuvage à son maître.
Befragt wer bÿ inen gewessen, wie seines Q. Qui se trouvait avec eux
meisters fraw ime dasselbig gelt sollichen quand la femme de son maître lui a remis cet argent
tranckh zu kauffen gegeben. pour acheter ledit breuvage.
Geandtwurt seige niemandtz bÿ inen gewessen R. Personne ne se trouvait avec eux,
allein sÿ zweÿ, und seige umb neün oder hormis eux deux, et il était environ
zehen uren gewessen. neuf ou dix heures.
Befragt wo der frawen man gewessen wie das Q. Où se trouvait le mari de cette femme
beschehen ist. au moment de ces faits.
Geandtwurt er seige nicht in der müllin gewe- R. Il ne se trouvait pas au moulin,
ssen, sonder seige morgen früe uβ der müllin mais il avait quitté le moulin tôt le matin
und gon Coulonge gangen. et était parti à Lacollonge.
Befragt ob seins meisters fraw ime andere Q. Si la femme de son maître lui a demandé
maln angesprochen, dan zu derselben zeitt à d’autres occasions que cette fois-là
sollichen tranckh zu kauffen, iren man d’acheter ce breuvage
dardurch zu vergeben. pour empoisonner son mari.
 
[p. 3]
Geandtwürt Nein. R. Non.
Befragt ob er nicht von seins meisters fraw Q. S’il n’a pas entendu dire par la femme de son maître
gehordt habe uβ was ursächen sÿ iren man vergeben pour quelles raisons elle voulait empoisonner
wellen, das er storben solle. son mari afin de le faire périr.
Geandtwurt seins meisters fraw hab ime hoff heüt R. La femme de son maître lui a souvent déclaré
angezeigt, sÿ wolle iren man vergeben, uβ der qu’elle voulait empoisonner son mari
ursachen das er sÿ schlage und übel halte. parce qu’il la battait et la maltraitait.
Befragt die Zeit er bÿ seinem meister gewessen Q. Dans le temps où il était chez son maître,
ob er gesehen das sein meister sÿ geschlage und s’il a vu son maître la battre
übel martiert, und worumb, denn ob er auch et la maltraiter, et pourquoi, et s’il n’a pas aussi su
nit wüsse oder vernomen das seines meisters ou appris que la femme de son maître
frauw büelle, oder anderen ursachen iren man avait des amants, ou que le mari agissait ainsi
gethon. pour d’autres raisons.
Geandtwurt er wisse nit, hab auch nicht gehort R. Il ne sait pas, et il n’a pas non plus entendu dire
das seines meisters fraw gebuellet hab, wil we- que la femme de son maître a eu une aventure galante,
niger das sy iren man ursachen gebe wellicher et encore moins qu’elle ait donné à son mari
ir man sy darumb übel halte unnd schlage, das er des raisons de la maltaiter et de la battre,
ein bössen kopff hat, und khan sy ime seins mais qu’il est une mauvaise tête
gefallens nichtz recht thun. et qu’elle ne peut rien faire qui lui convienne.
Befragt gemelten Herman ob er seines meisters Q. Si ledit Herman a eu une aventure avec la femme
fraw gebuelt hab, und ob sy ime nicht zugesagt de son maître, et si elle ne lui a pas déclaré
wan sy iren man vergeben konde, das sÿ que si elle pouvait empoisonner son mari,
einander wider nemen werden. elle le reprendrait.
Geandtwurt Nein. R. Non.
Befragt was alters sein meister seige. Q. Quel est l’âge de son maître.
Sagt er seige mehr dan dreissig jahr alt, hab R. Celui-ci a plus de trente ans ;
auch von seinem vatter und mutter gehort, das [ledit Herman] a aussi entendu dire par son père et sa mère
seinem meister uβgeschniten worde seige. que son maître a été castré.
 
[p. 4]

Befragt warumb er das gelt von seines meisters Q. Pourquoi il a pris l’argent de la femme de son maître
frawen genomen und alher komen, in wellen et est venu ici avec la volonté et l’intention
und meinung ein tranckh zu kauffen, damit d’acheter un breuvage
seinem meister zu vergeben seige, das er storben pour empoisonner son maître
müesste. afin de le faire mourir.
Geandtwurt er hab nichtz bössers gedacht, sonder R. Il n’avait aucune mauvaise intention,
seÿ von seins meisters fraw gezwungen worden mais il a été contraint par la femme de son maître
dahin zu ziehen, die hatt zu ime gesagt er soll à y aller ; elle lui a dit qu’il devait aller chercher
den tranckh hollen, dan sÿ sich lenger bÿ irem le breuvage, parce qu’elle ne pouvait pas souffrir
man nicht liden konde, und hab sÿ ime darumb plus longtemps chez son mari, et elle lui a promis
was zugeben versprochen, ist doch sollches nicht de lui donner quelque chose pour cela,
genent worden. mais sans préciser quoi.
Befragt wer mit ime alher komen seige. Q. Qui est allé avec lui.
Andtwurt er, einer von Weiβwalden den er nicht R. Un homme de Vézelois, qu’il ne connaît pas
kent, der seige in die müllin uβ geheiβ seiner et qui est venu au moulin
frauwen komen. sur ordre de sa femme.
Befragt ob derselb von Weiβ Walden nicht wisse, Q. Cet homme de Vézelois ne savait-il pas
das seines meisters frauw ime gon Mümpel- que la femme de son maître l’envoyait à Montbéliard
gart uβ obgemelten ursachen wegen geschickht. pour les raisons susdites ?
Geandtwürt er wisse nit das seins meisters R. Il ne sait pas ce que la femme de son maître
frauw ime was darvon gesagt, doch uff der lui en a dit, mais sur la route
straβ hab ime gemelter von Wiβ walden l’homme de Vézelois lui a demandé
befragt was er zu Münpelgart thün welle. ce qu’il voulait faire à Montbéliard.
Der hat geandtwürt seins meisters frauw Et il lui a répondu que la femme de son maître
schicke ine dahin obgemelten tranckh zu kauffen , l’y envoyait pour acheter le breuvage
iren man damit zu vergeben, und seÿ derselb von qui lui servirait à empoisonner son mari ;
Weiβwalden wie er von dem appoteckher ein tranckh cet homme de Vézelois était présent
[zu kauffen iren man] das einer darvon sterben lorsqu’il a demandé à l’apothicaire un breuvage
solt begert, darbeÿ gewessen, und hab ime der- qui servirait à tuer quelqu’un ;
selb appoteckher gesagt, in er hab, er müesse l’apothicaire lui a dit qu’il en avait,
 
[p. 5]
aber dreÿ kronen darumb geben. Der hatt mais qu’il lui en coûterait trois couronnes.
derhab genanter Herman geandtwürt er hab nicht A quoi ledit Herman a répondu
sovil gelt, und seige des kauffs nicht eins qu’il n’avait pas autant d’argent,
worden. et il n’y a pas eu d’accord pour ce marché.
Befragt ob sein mutter noch in leben, was Q. Si sa mère est encore en vie,
fründtschafft sÿ hab, und wo sÿ ire wonung quelle parenté elle a,
hat. et où elle demeure.
Geandtwürt sein mutter seige noch in leben R. Sa mère vit encore,
die heist Mougnotte, wonhafft zu Beffort bÿ elle s’appelle Mougnotte et réside à Belfort
einer seiner schwester genant Catherina chez l’une de ses soeurs à lui, nommée Catherine,
die seige beÿ dem Cantor zu Beffort. qui vit chez le chantre de Belfort.


Der Ander L’autre prisonnier


Richardt Cachardet von Wiβwalden vier und Richardt Cachardet, de Vézelois,
zwentzig Jahr alt. âgé de vingt-quatre ans.
 
Befragt was er hie geholdt und wer ine heut hieher Q. Que venait-il chercher ici
geschickht hat. et qui l’a envoyé ici aujourd’hui.
Andtwurt er als er von Wiβwalden heüt früe R. Quand il a apporté de Vézelois, tôt ce matin,
zwen sester waitzen in die müllin gefüert, hab deux boisseaux de blé au moulin,
die müllerin genant Eua ine das er ir knecht la meunière, nommée Eva, lui a demandé
Herman hieher fueren soll, gepeten, hab doch sÿ ime de conduire ici son valet Herman, sans lui dire cependant
nicht gesagt warumb ir knecht dahin gange. pourquoi son valet allait [à Montbéliard].
Befragt wer mehr in der müllin gewessen, wie sy Q. Qui d’autre se trouvait au moulin
ine gebette den knechten dahin zu fueren. quand elle lui a demandé de conduire son valet là-bas.
Andtwürt er es seige niemandz da gewessen, R. Il n’y avait personne hormis des femmes,
dan allein weibern, wisse aber nit ob sy es gehort. mais il ne sait pas si elles ont entendu les propos.
Befragt ob gemelten Herman uff der straβ nicht Q. Ledit Herman ne lui a-t-il pas dit en route
gesagt was er zu Minpelgart thun welle. ce qu’il voulait faire à Montbéliard ?
Geandtwurt offt gemelte Herman hab zu ime R. Herman lui a déclaré plusieurs fois
gesagt seins meisters frauw schickhe ine gon que la femme de son maître l’envoyait à Montbéliard
 
[p. 6]

Munpelgart das er wasser fur ires mutters avec ordre d’acheter des gouttes pour les yeux de sa mère
augen wo er finden konde, kauffen solle. là où il pourrait en trouver.
Befragt ob er gegenwartig und mit ermelten Q. S’il était présent et avec le susdit Herman
Herman vor eins appotekhers huβ gewesst, und devant la maison d’un apothicaire,
was sy daselbst gethon. et ce qu’ils y ont fait.
Geandtwürt Ja, er hab verstanden das gesagter R. Oui, il a compris que ledit Herman
Herman von gemeltem appotekher desselbigen a demandé ces gouttes à cet apothicaire,
wassers begert, nach dem hat der Herman après quoi Herman a emmené
den appotekher uff ein seit gezogen, weisse l’apothicaire à l’écart,
nit was er zu ime gesagt hatt. mais il ne sait pas ce qu’Herman lui a dit.
Befragt ob er von offtgemelten Herman Q. S’il n’a pas compris en route,
nicht uff der straβ verstanden das seins d’après le susdit Herman,
meisters frauw ine hieher schickhe, das er que la femme de son patron l’envoyait là-bas
gifft kauffen soll iren man damit zu acheter du poison
vergeben. pour empoisonner son mari.
Andtwürt er, gemelter Herman hab zu ime R. Ledit Herman lui a déclaré
gesagt seins meisters frauw schickhe ine das que c’est la femme de son patron qui l’a envoyé
er denselben tranckh irem man zu vergeben, avec ordre d’acheter ce breuvage
kauffen soll. pour empoisonner son mari.
Daruff hab er zu dem Herman gesagt tu wür- A quoi il a répondu à Herman
dest ime nicht recht thuen / Ziehen wider “Ce ne serait pas bien que tu agisses ainsi avec lui ;
heim zuruckh von disem orte. Partons d’ici, rentrons à la maison !”.
Da hab Herman zu ime gesagt, sy sollen biz Alors Herman lui a dit qu’ils devaient aller
dahin gon Mimpelgardt, hab nichtz bössers à Montbéliard ; il n’a pas pensé à plus mal ;
gedacht, Jedoch so hab er von der müllerin d’ailleurs la meunière ne lui rien dit
von dissem fürnemen nichtz gehort. de ce dessein.
Befragt ob er nicht verstanden, das die müllerin Q. S’il ne s’est pas rendu compte que la meunière
buelle, und sÿ sich nicht wol halte. avait un amant, et qu’elle ne se comportait pas bien.
Andtwürt Nein. R. Non.


 
[p. 7]
Uff das seündt gemelte Herman und Richart Après cela, lesdits Herman et Richart
in gefengkhnuβ gefüert damit man ferner ont été conduits en prison, pour que l’on puisse
obgemelten sachen halber wider sie wie sich les interroger de nouveau sur leur rôle
gebürt ur...dieren möge. dans cette affaire.
Beschehen in beÿ sein meister Peter Wienat gre- Fait en présence de maître Peter Wienat,
ffier des Schultheiβ ampt ( ?) und Jehan Chanel greffier du prévôt, et de Jehan Chanel, sergent ;
weibel Also underschreiben fur ein coppeÿ ainsi signé pour copie,
de Wuellemet. De Wuellemet.
Dise vergicht ist von welsch uff teutsch Ce [document] a été traduit du français en allemand,
sproch in der substantz und meinung durch en substance et en intention,
mich underschreibnen Tabellion zu Beffort par moi soussigné tabellion à Belfort.
transfferiert worden.
Hans Hay der Jung Tabellion Hans Hay le jeune, tabellion
zu Beffort. à Belfort.


2. Interrogatoire des trois prévenus à Belfort, après le transfèrement des deux premiers

[p. 1]

Uff den vierten tag des monats maÿ in Jahr Thausend Le quatre mai de l’année
funff hundert sechzig und neun jahr, ist Richardt mille cinq cent soixante-neuf, Richardt Carchardet
Carchardet von Wiβwalden by seinem eidt im schloβ de Vézelois, a été interrogé et entendu sous serment au château
Beffort uber edtliche fragstuckhen durch Hanβ Hay schultheiβ, de Belfort, sur plusieurs questions, par Hans Hay, prévôt,
Frantz Friderichen innemern, Hanβ Schantomel langmeyer Frantz Friderich, receveur, Hans Schantomel grand-maire
in dem Assise, und Hanβ Hay den Jung tabellion zu de l’Assise, et Hans Hay le jeune, tabellion à Belfort,
Beffort, verhordt und befragt, wie harnach volgt. comme s’ensuit.
 
Befragt von wem und wo er geboren ist worden. Q. De qui et où il est né.
Geandtwurdt zu Wiβwalden erboren und getaufft R. Il est né et a été baptisé
worden. à Vézelois.
Befragt wa er sich von jugendt auff erhalte. Q. De quoi il a vécu depuis sa jeunesse.
Geandtwurt zu Wiβwalden, seige seins handt- R. A Vézelois ; et de son métier,
werkhs ein Kremmer. il est commerçant.
Weitter sagt er das er Freitag den neun und zwanzigisten Ensuite il déclare que le vendredi vingt-neuf avril
des monats apprillis sich in die millin von Damjustin il s’est rendu au moulin de Danjoutin
mit zweyen sester waizen, dieselben mallen wellen lassen, avec deux setiers de froment qu’il voulait faire moudre,
so erfüegt, und als er dahin komen ist, so hatt Herman et que lorsqu’il y est arrivé, Herman,
wilandt meister Peter des erzknappen son von Peruse fils de feu maître Pierre le mineur, de Perouse,
des millers zu Danjustin dienner, ine das er mit valet du meunier de Danjoutin, l’a prié
ime gon Munpelgardt gen soll, gebotten, seins meisters de l’accompagner à Montbéliard, et lui a dit que la femme
frauw werd ime wie sy uβ sein werden, seine de son maître, selon son intention, lui moudrait son grain
früchten mallen, und nahehin ein sester mell darzu thun. et lui en donnerait environ un setier de farine.
Und wie sy mit einander uff dem weg gewessen, sagt Et quand ils furent ensemble sur la route,
gemelter Herman zu gemeltem Richardt, er wolte ledit Herman dit au susdit Richardt qu’il allait acheter
von dem appoteckher zu Mumpelgart wasser fur seins chez un apothicaire de Montbéliard un collyre
meisters frauwen mutter augen, auch gifft seinem pour les yeux de la mère de la femme de son maître,
meister zu vergeben, kauffen, den sy sich mit einander mais aussi du poison pour son maître, car ils s’étaient
endtschlossen und underredt, wa sein meister sterben solt, décidés et accordés pour que, après la mort de son maître,
so wolten er und seins meisters frauwen einander wider lui-même et la femme de son maître se remarient ;
 
[p. 2]

zu dem ehe nemen, doch seige wol ein halb jahr das er pourtant cela fait bien une demi-année
by seins meisters frauw nicht gelegen. Er wisse aber qu’il n’a pas couché avec la femme de son maître.
gar wol das sÿ schwanger seige, wie dan sy ime Mais il sait bien qu’elle est enceinte,
solliches angezeigt hat. comme elle le lui a fait savoir.
Befragt was sy beide by dem appotekher zu Mumpelgart Q. Ce qu’ils ont fait tous les deux
uβgerichten. chez l’apothicaire à Montbéliard.
Geandtwurt sÿ haben von dem appoteckher wasser R. Ils ont demandé à l’apothicaire un collyre
fur die augen begert, uff das hab der appoteckher ermelten pour les yeux, sur quoi l’apothicaire a conduit
Herman uff ort , und in die gang des huβ gezogen, ledit Herman sur place et dans l’entrée de la maison ;
da hatt er gemeltem appotekher sein furnemen ange- alors Herman a dévoilé son projet à l’apothicaire :
zeigt, er soll ime gifft zu kauffen geben seinem meister il devait lui acheter du poison
damit zu vergeben. pour empoisonner son maître.


Uff ermelten tag und in beysein der obgemelter amptleuten Le même jour, en présence des mêmes magistrats,
ist by gleichen eidt Herman wilandt meister Peter des et sous le même serment, Herman, fils de feu
erzknappen zu Peruβ son, uber edtliche fragstuckh befragt maître Pierre, mineur de Perouse, a été interrogé
und verhordt worden wie harnach volgt. et entendu sur plusieurs sujets, comme s’ensuit.
 
Befragt wo er erboren und ufferzogen auch wie er Q. Où il est né et a été élevé, et aussi
heisse. comment il s’appelle.
Geandtwurt Herman Seullardt, weilandt meister Peter R. Il se nomme Herman Seullardt, fils de feu
Seullardts von Peruse son, daselbst erboren. maître Pierre Seullardt de Perouse, où il est né.
Befragt wie lang er by dem miller zu Damjustin ge- Q. Combien de temps il a passé au service
dient. du meunier de Danjoutin.
Andtwurt er anderhalben jahr. R. Un an et demi.
Befragt wie alt er seige. Q. Quel est son âge.
Geandtwurt ungeuorlich zwanzig jahr alt. R. Environ vingt ans.
Befragt ob er lhon von seinem meister zu Damjustin Q. S’il a reçu un salaire de son maître,
gehabt. à Danjoutin.
 
[p. 3]
Andtwurt er, er hab sich by dem miller Jacoben von Damjustin R. Il s’est engagé et obligé pendant un an
ein jahr lang gedingt und versprochen, hab ime sein meister auprès de Jacob, le meunier de Danjoutin, mais son maître
fur alles acht pfund stebler zugeben zugesagt. a promis de lui donner, en tout et pour tout, une livre.
Befragt was Comission seins meisters frauwen ime Q. Quelle mission la femme de son maître
freitag den 29ten apprillis zu Mumpelgart uβzurichten lui a confiée à Montbéliard,
gegeben. le vendredi 29 avril.
Andtwurt er, gifft zu kauffen, seinem meister zu vergeben R. Acheter un breuvage pour empoisonner son maître,
dan sein meister seiner frauwen vil leides thue mit schlagen car il faisait beaucoup de mal à sa femme, avec des coups
und palgen ; hab auch sein meister uff gemelten tag zu et des soufflets ; et ce jour-là, son maître a dit à sa femme
seiner frauwen gesagt, er wolt ire die armen und den qu’il voulait lui briser les bras et le cou,
hals umbtragen, und gleich darauff gon Colunge gangen. et aussitôt après il est parti à Lacollonge.
Nachgondz hab ime seins meisters frauw acht belappart Alors la femme de son maître lui a remis huit belapparts
geben gifft damit zu kauffen, und gleich abgefertiget. Sagt pour qu’il aille acheter du poison, et elle l’a congédié.
weitter seins meisters frauw hab ime zugesagt und Il ajoute que la femme de son maître lui a déclaré
versprochen wa er gifft uberkomen konde, und ir man et promis que s’il pouvait obtenir du poison
sterben solt, wolt sy ine widernemen. qui fasse périr son mari, elle se remettrait avec lui.
Befragt ob er seins meisters frauwen niemals gebuelt. Q. S’il n’a jamais forniqué avec la femme de son maître.
Andtwurt er Ja. Seige ungeuorlich ein jahr das sy by R. Si. Cela fait environ un an
einander gelegen, sy hab ine auch darzue bewegt. qu’ils ont couché ensemble, elle l’y a aussi incité.
Befragt wie offtermals sy by einander gelegen. Q. Combien de fois.
Andtwurt er ungeuorlich zwey maln. R. Environ deux fois.
Befragt ob Richart sein mitgesell von iren furnemen Q. Si Richart, son acolyte, était au courant
gewüsst. de son intention.
Andtwurt er als gemelten Richardt den 29ten apprillis R. Lorsque le dénommé Richardt a apporté du grain
frucht in die millin zu mallen gebracht, hab er ime mit à moudre au moulin le 29 avril, il lui a demandé
ime gon Münpelgart zugen gebetten, mit vertrostung de l’accompagner à Montbéliard, avec l’assurance
seins meisters frauw werd ime sein taglhon bezallen, que la femme de son maître lui paierait sa journée,
oder aber zum wenigisten fruchten darfurgeben, und als ou au moins lui rendrait davantage en grains ;
 
[p. 4]

sy uff dem weg getrefften, hat er seinem gesellen et lorsqu’ils furent en route, il révéla son projet
Richardt ires furnemens erclart und namlich das er à son compagnon Richardt, c’est à dire qu’il voulait
gifft kauffen welle seinem meister zu vergeben das er acheter une drogue pour empoisonner son maître et
sterben muesste, Damit er seins meisters frauwen wie le faire périr, pour qu’ainsi la femme de son maître,
sy ime dann sollches zugesagt wider nemen könde. comme elle le lui avait dit, puisse le reprendre.
Befragt was er by dem appotekher uβgericht. Q. Ce qu’il a fait chez l’apothicaire.
Andtwurt er, er hat von dem appotekher ein tranckh R. Il a demandé à l’apothicaire un breuvage
begert einem mensch zu vergeben. Der appoteckher pour empoisonner un homme. L’apothicaire
ime andtwurt er wolle ime ein tranckh geben das lui a répondu qu’il allait lui donner un breuvage
derselb in drey stunden sterben muesste. Doch muesste qui le tuerait en trois heures. Mais pour un tel breuvage,
er ime fur sollchen tranckh drey kronnen geben, Doch il devait lui donner trois couronnes. Cependant
nam der appoteckher zwantzig belappart von ime und l’apothicaire lui prit vingt belapparts et lui dit
sagt zu ime er solt zwischen vier und funff uren wider qu’il devait revenir entre quatre et cinq heures :
komen er werde denselben tranckh vertig finden, dessen il trouverait alors tout préparé le breuvage
gemelter Herman gethon. So ist doch daruff gefengklich qu’il désirait. Mais alors lui, Herman,
durch die weibeln zu Mumpelgart genomen und in a été arrêté par les sergents de Montbéliard
die stattgefengknuβ gefuert worden. et conduit aux prisons de la ville.


Eua des Jacoben millers von Colunge huβfraw Eva, femme de Jacob, meunier de Lacollonge,
wonhafft zu DamJustin ist gleichengestalt und in by demeurant à Danjoutin, a été interrogée de la même
sein obgemelter amptleuten uber etliche fragstuckhen manière et en présence des susdits magistrats,
verhordt worden wie harnach uolgt. sur plusieurs sujets, comme s’ensuit.


Befragt was alters sy seige. Q. Quel est son âge.
Geandtwurt ungeuorlich dreissig jahr alt, sy und ir R. Environ trente ans ; elle et son mari
man seigen ungeuorlich by funffzehen oder sechszehen sont en union matrimoniale
jahren in stand der ehe by einander gewessen. depuis quinze ou seize ans.
Befragt warumb sy Freitag nechst kunfftig ir knecht Q. Pourquoi, vendredi dernier, elle a envoyé
und Richardt Carchardet gon Mimpelgart geschickht. son valet et Richardt Carchardet à Montbéliard.
Geandtwurt sy hab ir knecht, uil weniger Richardt R. Elle n’a pas envoyé son valet à Montbéliard,
 
[p. 5]
Carchardet gon Mimpelgart nit geschickht, sy hab auch et encore moins Richardt Carchardet ;
nicht anderst vermeint dan das obgemelter Herman elle n’a pas non plus imaginé que son valet Herman
sein knecht alher gon Beffort komen seige. était allé ailleurs qu’à Belfort.
Befragt ob sy irem knecht acht belappart geben, das er Q. Si elle a remis huit belapparts à son valet, pour acheter
gifft zu Mumpelgart kauffen soll irem man zu vergeben. à Montbéliard une drogue afin d’empoisonner son mari.
Ob sy auch gemeltem Richardt seine taglhon mit irem Et si elle a promis audit Richardt son salaire du jour
knechten zugen versprochen. pour qu’il accompagne son valet.
Andtwurt sÿ hab dessen kein wüssens. R. Elle n’a aucune connaissance de cela.
Befragt ob sÿ nicht des furnemens gewessen iren Q. Si elle n’a jamais eu le dessein d’empoisonner
man Jacob zu vergeben. son mari Jacob.
Andtwurt sy by irem weiplichem treuw Nein, dan R, sous sa garantie de femme. -- Non,
sy des vorhabens nie gewessen. elle n’a pas eu cette intention.
Befragt ob sÿ niemals by irem knecht Herman gelegen Q. Si elle n’a jamais couché avec son valet Herman,
und miteinander gebuelt. et forniqué avec lui.
Andtwurt sy Nein. R. Non.
Befragt ob ir knecht sÿ deshalber niemals angesprechen. Q. Si son valet ne le lui a jamais demandé.
Andtwurt sy Nein, dan sÿ auch niemals mit ime R. Non, car elle n’a jamais eu de relation
deshalben zu schaffen gehabt. avec lui.
Befragt ob sÿ und ir dienner sich mitteinander Q. Si elle et son valet ne se sont pas résolus
endtschlossen und unterredt iren man zu vergeben, et accordés pour empoisonner son mari,
und wa er mit thodt abgeng das sy ir knecht et pour que, lorsqu’il serait mort,
Herman wider nemen wurde. son valet Herman la reprenne avec lui.
Andtwurt sÿ Nein. R. Non.
Befragt ob ir knecht Herman nicht by ire gelegen. Q. Si son valet Herman n’a pas couché avec elle.
Andtwurt sy Nein noch niemandtz andern allein R. Non, ni personne d’autre
ir eheman. hormis son mari légitime.
 
[p. 6]

Befragt ob sy eins kindts schwanger. Q. Si elle attend un enfant.
Andtwurt sy by irem eidt sy wisse es nicht ergendtlich, R, sous serment.-- Elle ne le sait pas vraiment,
doch vermeint sÿ ire seige nicht wie andermaln. mais elle ne se sent pas dans son état habituel.
Befragt ob ir man sy wol halte. Q. Si son mari lui a donné du plaisir.
Andtwurt sy Ja, wie ein ehrlicher man seiner frauwen R. Oui, comme un homme honnête a le droit
zu thun geburt. de procéder avec sa femme.


Nachgondz und in demselbigen tag ist obgemelter Henneman Ensuite, au cours de la même journée, ledit Henneman
uff teutsch Herman vor seins meisters frauwen gestanden, - en allemand Herman – a été mis en présence de la femme
ime sein deposition vorgelesen und gegeneinander zu reden de son maître, sa déposition lui a été lue, et ils ont été
gestelt, hat er dieselb behart aber die fraw millerin confrontés l’un à l’autre ; il a maintenu sa déclaration,
dieselb allweg verneint und nit glaubt wahr sein, mais la meunière nie tout et croit que ce n’est pas la vérité ;
und hat sy nichtz weitters deponieren wellen, allein elle n’a rien voulu déclarer de plus, si ce n’est ce qu’elle
das sÿ zu ermeltem Herman gesagt, er hab uff ein a dit au dénommé Herman : un jour il lui a dit
zeit zu ire gesagt, Euwer man halt Euch ubel, “Votre mari vous maltraite,
ich wil ine erschiessen wan er ze nacht isst, je veux le tuer avec un fusil, à la nuit, quand il mange,
darnach wellen wir ine uff der straβ tragen. après quoi nous le traînerons sur la route.”
Und hat sich daruff der bemelt Herman mit einer Là dessus, le nommé Herman a fait un essai
püchsen an der thüren ires gartens by der millin avec une arquebuse contre la porte du jardin près du moulin
probiert und zwey locher darin geschossen, wie dan et les balles y ont fait deux trous, comme on le vérifie
solliche mit der thürin zubeweisen. Dessen sy dem sur la porte. Mais elle a interdit à son valet
knecht solliche zu thun abgeweissen und gesagt sy sitze d’agir ainsi : elle lui a dit qu’elle est assise
an dem tisch by irem man, er darfft sy sobaldt er- à table à côté de son mari, et qu’il risque donc de l’atteindre
schiessen als dem meister, Dessen der millerknecht autant que son maître. Le garçon meunier n’a pas
nicht gestendig gewessen, allein das an der thuren reconnu cela, sauf qu’il a tiré sur la porte du jardin,
garten geschossen, seige aber wie er sagt in keinem mais ce n’était pas avec une mauvaise intention.
bossen beschehen. Daruff seindt sÿ widerumb ein Ensuite chacun a été reconduit
jegklicher da er hingehort hat, gefuert worden. là où il était détenu.
Beschehen uff jahr und tag auch in by sein obgemelter Fait les mêmes jour et an que dessus,
amptleuten wie obstadt. aussi en présence des susdits magistrats.


[p. 7]

Uff den sechsten Junii Ann° 69 haben herr Oberuogt Le six juin 1569, monsieur le grand-bailli
und Amptleute obbemelte Eua die millerin uber et les magistrats ont interrogé et entendu
edtliche fragstuckhen befragt und verhordt wie harnach ladite meunière Eva sur plusieurs sujets,
volgt. comme s’ensuit.
 
Erstlich die millerin befragt ob sÿ den Seullardt Première question à la meunière : a-t-elle envoyé
gon Mimpelgardt in die Appoteckhe ein giffttranckh le nommé Seullardt acheter un poison
zu kauffen geschickht. chez l’apothicaire de Montbéliard ?
Geandtwurt Ja und sy hab ime acht schilling geben R. Oui, et elle lui a donné huit sous ;
doch hab ermelter Seullardt denselben giffttranckh mais c’est le nommé Seullardt qui lui a conseillé
zu kauffen sy angewissen. d’acheter le poison.
Befragt ob ermelter Seullardt sampt andern mit Q. Si ledit Seullardt, ainsi que d’autres,
ire in wucher zu schaffen gehabt. a eu commerce adultère avec elle.
Andtwurt sÿ seige ungeuorlich ein jahr als edtliche R. Il y a environ un an qu’un groupe de gens
leuten in der millin gezecht, seige sy beweint worden, ont fait ripaille au moulin ; ils étaient ivres.
Ist ire vergessen von wännen sy [gessen] gewessen und Elle a oublié d’où ils étaient
wie sy geheissen und als sie sich zu schlaffen gelegt, da et comment ils s’appelaient, et quand ils sont allés dormir,
seige ermelter Seullardt wie sÿ geschlaffen zu ire alors ledit Seullardt, tandis qu’elle dormait,
gelegen, es hatt gleichmal genanter Seullardt ire a couché avec elle, et de même ledit Seullardt
vilmaln zu gemuetet sy soll ine by ire ligen lassen l’a bien des fois incitée à le laisser coucher près d’elle
wan der meister zu Colunge gewessen, welliches quand le maître était à Lacollonge ;
sy nicht thun wellen, sonst hab sy mit niemandz ce qu’elle a refusé de faire, bien plus, elle n’a eu
nie in wucher zuschaffen gehabt. de commerce adultère avec personne.
Befragt ob sy niemals kinder gehabt. Q. Si elle n’a jamais eu d’enfant.
Geandtwurt nein. R. Non.
Befragt ob sy eins kindts schwanger seige. Q. Si elle est enceinte d’un enfant.
 
[p. 8]
Geandtwurt Nein. R. Non.
Befragt ob ir eheman castriert seige. Q. Si son mari est châtré.
Geandtwurt ir man seige nicht wie ein ander mans- R. Son mari n’est pas comme un homme ordinaire,
person, sonder castriert. il est châtré.
 
Sonsten behart sy und repetiert alles wie in irer Du reste elle maintient ses déclarations et répète tout
vorige sag, meldung beschicht das der knecht iren ce qu’elle a dit auparavant ; elle admet ( ?) que le valet
man zu erschiessen und volgendz einander zu der ehe a formé le projet de tuer son mari et ensuite
zu nemen understenden, aber sy hab ine sollches de se marier avec elle, mais elle lui a interdit
zu thun abgewissen. de faire cela.


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